CP Vivre, Copil du SEG, 28 oct 2020

Communiqué de presse Vivre Ici Environnement, Salaise-sur-Sanne, le 28 octobre 2020. Objet : Réunion du Comité de Pilotage du SEG (Suivi Environnemental Global) du pays roussillonnais.

Nous sommes très critiques quant à la façon dont sont traitées les personnes qui participent à ce cycle de réunions du COPIL du SEG.

Nous avons reçu le 28 octobre à 8 heures 41 le rapport d’Interprétation de l’Etat des Milieux, un document de 117 pages, pour une réunion programmée le jour même à 15 heures. Nous nous étions vus il y a environ un an, en décembre 2019, et nous recevons ces informations quelques heures avant la réunion de ce jour.

Nous ne parvenons pas à comprendre une telle manière de procéder. Nous n’osons y voir une manœuvre malveillante destinée à empêcher dans un premier temps la lecture sereine et critique des informations contenues dans ce rapport, et des interrogations argumentées lors de sa présentation dans un deuxième temps. Nous formulons cette critique en tant qu’association environnementale associée depuis ses débuts à ce Suivi Environnemental Global, mais nous ne sommes certainement pas les seuls à ressentir le mépris que constituent de telles pratiques.

Nos représentants ont quitté la salle où se tenait la réunion en présence du sous-préfet de Vienne, Jean-Yves Chiaro, afin de manifester le désaccord de notre association sur la gestion de l’information au sein de l’instance du COPIL du SEG du Pays Roussillonnais. Sans remettre en cause le travail effectué par le bureau d’étude (BURGEAP) missionné pour cette étude, nous n’admettons pas qu’un document de 117 pages, porteur d’une énorme quantité d’informations chiffrées et ardues à déchiffrer et à assimiler soit transmis aux participants quelques heures seulement avant la tenue de la réunion de présentation publique desdites informations. Dans de telles conditions, il n’est pas concevable de s’imprégner du dossier, de poser des questions pertinentes aux auteurs de l’étude, en un mot de travailler correctement.

L’association VIVRE (Vivre Ici Vallée du Rhône Environnement) est à l’origine de la création de cette instance, mise en place lors de la tristement célèbre affaire des déchets toxiques dits d’Abidjan(*). La Ministre de l’Environnement de l’époque, Nelly OLLIN a en effet décidé le 26 janvier 2007, lors de sa venue à Salaise-sur-Sanne, de mettre en œuvre une démarche de suivi environnemental global du Pays Roussillonnais, en réponse à des interpellations d’habitants du Pays Roussillonnais dont s’était fait écho l’association VIVRE, après la décision d’incinérer les déchets toxiques dans les installations de la société TREDI.

Un comité de pilotage de suivi environnemental global du Pays Roussillonnais a dès lors été mis en place pour établir un cahier des charges pour les études nécessaires à ce suivi environnemental global et pour définir le cadre du suivi. Nous n’admettons pas que tous ceux qui participent depuis des années aux travaux de ce long processus que constitue un Suivi Environnemental Global, avec tous les enjeux et les implications qui sont censés en découler pour la population locale, soit ainsi bafoués.

D’autre part, avant le départ de nos représentants, il leur a été précisé que le processus décisionnaire sur les mesures à mettre en place et démarches à entreprendre dans le contexte du SEG n’était pas figé. Il serait toujours possible de produire commentaires et remarques à l’issue de la réunion. Dès lors, nous trouvons pour le moins étonnant d’avoir vu figurer à l’ordre du jour affiché sur grand écran le vote d’un point budgétaire concernant la poursuite du SEG, alors que les actions à mettre en place, mentionnées dans le rapport d’interprétation de l’état des milieux, semblent encore pouvoir être amendées et modifiées après la séance du mardi 27 octobre.

Contact Vivre : 06 20 73 41 60 / courriel : vivreicienvironnement@gmail.com / https://vivreactu.wordpress.com/

(*) déchets transportés sur le cargo Probo Koala (affrété par la société TRAFIGURA dirigée à l’époque, en 2006, par son fondateur, Claude Dauphin par ailleurs dirigeant de la société GDE) et déversés dans la décharge publique de la ville d’Abidjan et sur une dizaine d’autres sites en Côte d’Ivoire.

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